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	<title>Child-Parent Interregulatory Method: CPIM</title>
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	<description>Approche innovante pour aider les enfants qui rencontrent des difficultés émotionnelles, comportementales, ou d’apprentissage.</description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Dec 2024 12:42:26 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Child-Parent Interregulatory Method: CPIM</title>
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		<title>Développement des fonctions exécutives chez l’enfant : les implications à l’école et à la maison</title>
		<link>https://www.cpimethod.com/developpement-fonctions-executives-enfant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[acolyteXcpim-2023]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Dec 2024 12:42:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[Que vous soyez parent, enseignant ou thérapeute, vous avez sûrement déjà été face à un enfant qui a du mal à gérer ses émotions, à suivre les consignes, à être plus autonome, à s’organiser ou à maintenir son attention. Souvent, ces difficultés viennent de ce qu&#8217;on appelle les fonctions exécutives – des mécanismes cognitifs essentiels au [&#8230;]]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Que vous soyez parent, enseignant ou thérapeute, vous avez sûrement déjà été face à un enfant qui a du mal à gérer ses émotions, à suivre les consignes, à être plus autonome, à s’organiser ou à maintenir son attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, ces difficultés viennent de ce qu&#8217;on appelle les <strong>fonctions exécutives</strong> – des mécanismes cognitifs essentiels au bon développement de l&#8217;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces fonctions jouent un rôle majeur dans le développement psychologique et les apprentissages de l’enfant. Elles contribuent à la réussite scolaire, et impactent aussi tous les aspects de la vie quotidienne, comme la gestion des routines, la régulation des conflits et la dynamique parent-enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cet article, nous allons voir comment le <strong>développement des fonctions exécutives</strong> influence le comportement de l’enfant à la maison et à l’école, et comment leur renforcement peut améliorer les interactions et l&#8217;autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Comprendre le développement des fonctions exécutives chez l&#8217;enfant</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les fonctions exécutives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives (FE) sont un ensemble de processus cognitifs de haut niveau, qui se mobilisent dans des situations nouvelles ou lors de la réalisation d’une tâche complexe. Elles sont nécessaires pour réguler et contrôler les pensées, les émotions et les comportements dans le but de réaliser des objectifs spécifiques et de s&#8217;adapter à l’environnement.<br>Les fonctions exécutives sont particulièrement sollicitées dans des tâches de résolution de problèmes, d&#8217;organisation, et de prise de décision, et jouent un rôle clé dans le développement de l&#8217;enfant, aussi bien sur le plan scolaire que social et émotionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On distingue 3 composantes essentielles des fonctions exécutives :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li> L’inhibition : elle permet de contrôler les réponses automatiques ou impulsives, tant sur le plan cognitif (comme éviter les pensées intrusives) que comportemental (réfréner un geste ou une parole spontanée). La capacité d&#8217;inhibition est essentielle pour la régulation des émotions et pour l&#8217;acquisition de comportements sociaux adaptés (Diamond, 2013)</li>



<li>La mémoire de travail : elle correspond à la capacité à retenir et à manipuler des informations à court terme pour mener à bien une tâche. Elle est un prédicteur de la réussite scolaire : les enfants avec une meilleure mémoire de travail obtiennent de meilleurs résultats en lecture et en mathématiques (Gathercole et Alloway, 2008).</li>



<li>La flexibilité mentale : elle permet de s&#8217;adapter à des situations nouvelles, d&#8217;apprendre de nouvelles règles ou de passer d&#8217;une activité à une autre sans difficulté. Elle est impliquée dans la gestion des conflits sociaux, permettant à l&#8217;enfant de voir les choses sous un angle différent et de s&#8217;adapter aux perspectives d&#8217;autrui (Garon, Bryson, &amp; Smith, 2008).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Développement et maturation des fonctions exécutives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives sont régies par les lobes préfrontaux, qui font partie des dernières structures cérébrales à arriver à maturité (le cortex préfrontal atteint sa pleine maturité vers l’âge de 20-25 ans). Leur développement commence dès la petite enfance et se poursuit jusqu&#8217;à l&#8217;âge adulte. Il existe deux périodes de développement accéléré : entre 3 et 5 ans, puis de nouveau au début de l&#8217;adolescence, périodes qui coïncident avec des étapes clés dans le développement social et émotionnel des enfants (Zelazo et Carlson, 2012).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives jouent un rôle fondamental dans le développement psychologique et les apprentissages de l&#8217;enfant. En plus de contribuer à la réussite scolaire, les FE interviennent dans les relations sociales, la capacité à résoudre les conflits, et même dans la gestion de la santé mentale. Les enfants qui maîtrisent mieux leurs fonctions exécutives ont moins de troubles comportementaux et émotionnels, et démontrent des compétences sociales et morales plus élevées, ce qui contribue à un bien-être général plus important (Moffitt et al., 2011).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les facteurs qui influencent le développement des FE</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement des fonctions exécutives chez l&#8217;enfant se fait sous l’influence de plusieurs facteurs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Facteurs biologiques et génétiques ;</li>



<li>L’environnement familial et le style parental ;</li>



<li>L’éducation et les expériences sociales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les interactions entre les parents et l&#8217;enfant jouent un rôle clé dans ce processus. Un environnement structuré et stimulant, où cohabitent bienveillance et cadre, favorise le développement des FE. En effet, les pratiques parentales qui combinent <strong>contrôle positif</strong> (cadre et limites) et <strong>soutien à l&#8217;autonomie</strong> (guidance respectueuse et encouragement à l&#8217;initiative) stimulent non seulement l&#8217;autonomie de l&#8217;enfant mais aussi ses capacités à réguler ses émotions, à gérer son attention et à respecter les règles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, attendre que l&#8217;enfant sollicite de l&#8217;aide avant d&#8217;intervenir ou lui donner l&#8217;opportunité d&#8217;agir par lui-même encourage son autonomie et, par extension, ses FE (Distefano et al., 2018). De même, le <strong>contrôle inhibiteur</strong>, une composante majeure des FE, est renforcé lorsque l&#8217;enfant évolue dans un cadre où les limites sont claires et cohérentes. Ces pratiques parentales sont donc directement liées à des comportements comme la capacité à s&#8217;arrêter, à réfléchir avant d&#8217;agir, ou à moduler ses émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&#8217;inverse, des environnements stressants ou peu structurés peuvent nuire au développement des FE. Le <strong>stress chronique</strong>, en particulier, impacte négativement le cerveau et les capacités de régulation émotionnelle (Blair &amp; Raver, 2015).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enseignants, tout comme les parents, jouent également un rôle important dans ce développement. Les interactions enseignant-élève constituent un levier important pour stimuler les FE à l&#8217;école. En adoptant des pratiques éducatives similaires, où coexistent bienveillance et cadre, les enseignants peuvent aider les élèves à développer leur capacité d&#8217;autorégulation, leur attention et leur gestion des émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents comme les <strong>enseignants</strong> peuvent se sentir démunis face à ces enjeux. Trouver le juste équilibre entre autonomie et limites est un vrai défi, souvent renforcé par des discours contradictoires sur les méthodes éducatives. La méthode CPIM (Child-Parent Interregulatory Method) répond à cette problématique en proposant une approche personnalisée pour ajuster l&#8217;équilibre entre cadre et liberté en fonction des besoins spécifiques de chaque enfant. Cette démarche soutient non seulement le développement des FE de l&#8217;enfant, mais améliore également l&#8217;ambiance familiale globale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. L’impact des fonctions exécutives à l’école</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives ont toute leur importance dans le cadre scolaire. Elles favorisent les apprentissages, tout en soutenant le développement social et émotionnel. Elles permettent aux enfants de maintenir leur attention, de s&#8217;organiser, de respecter les règles de la classe et de gérer leurs émotions, ce qui les rend plus engagés et efficaces dans leurs apprentissages. En comprenant comment les FE influencent tous ces aspects, les enseignants et thérapeutes peuvent ajuster leurs interventions pour mieux accompagner chaque élève dans ses besoins et favoriser un climat d&#8217;apprentissage positif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Mathématiques et fonctions exécutives</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les mathématiques sollicitent plusieurs fonctions exécutives de base, notamment la mémoire de travail, qui permet aux élèves de manipuler mentalement des informations, de suivre des étapes de calcul, et de retenir les données nécessaires à la résolution de problèmes (Swanson, 2011). L&#8217;inhibition aide les enfants à ignorer les distractions et à se concentrer sur les informations importantes, tandis que la flexibilité mentale leur permet de passer d&#8217;une stratégie de résolution à une autre lorsque cela s&#8217;avère nécessaire (Bull &amp; Scerif, 2001).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lecture et écriture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les FE sont également très impliquées dans les apprentissages littéraires. La mémoire de travail permet aux élèves de conserver les informations en mémoire lors de la lecture ou de l&#8217;écriture, ce qui facilite la compréhension globale d&#8217;un texte (Sesma et al., 2009). L&#8217;inhibition leur sert à éviter les erreurs de lecture ou d&#8217;interprétation. Quant à la flexibilité cognitive, elle est utile pour changer de perspective, interpréter des textes ou organiser leurs idées dans des écrits structurés.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le langage oral</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les compétences langagières s&#8217;appuient, elles aussi, sur les fonctions exécutives. Les FE sont sollicitées pour organiser des idées et maintenir le fil d&#8217;une conversation, s&#8217;adapter aux changements de sujet dans une discussion, contrôler les impulsions, attendre son tour de parole et respecter le rythme des échanges (Blair &amp; Razza, 2007).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Interactions sociales</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les interactions sociales à l’école sont en partie régies par les FE. Avec un bon développement exécutif, les enfants parviennent à maîtriser des comportements impulsifs et à respecter les normes de groupe, à s&#8217;adapter aux points de vue des autres et à gérer des situations de coopération ou de conflit de manière constructive.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Les implications des fonctions exécutives à la maison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives ont des implications dans la vie quotidienne d&#8217;un enfant, en particulier à la maison, où elles influencent son autonomie, ses relations familiales, et sa capacité à participer aux routines familiales de manière harmonieuse.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’autonomie de l’enfant et les routines quotidiennes</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour qu&#8217;un enfant accomplisse des tâches quotidiennes comme se brosser les dents, s&#8217;habiller, ou faire ses devoirs, il doit exercer une série de fonctions exécutives. Les FE lui permettent de se rappeler les étapes à suivre, de résister à des distractions, et d’être capable de s&#8217;adapter si une étape est modifiée. Les enfants ayant des fonctions exécutives plus développées sont souvent plus aptes à respecter des routines et à accomplir des tâches de manière autonome (Garon, Bryson, &amp; Smith, 2008).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La gestion des émotions à la maison</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les fonctions exécutives sont au cœur de la régulation émotionnelle, indispensable pour gérer les frustrations et les conflits familiaux. Cela demande une maîtrise de soi et de la flexibilité pour bien s&#8217;entendre. Par exemple, un enfant doit inhiber ses réactions impulsives et adapter son comportement aux besoins de son frère ou de sa sœur, notamment lors de jeux coopératifs. Les enfants qui développent leurs compétences exécutives démontrent une meilleure capacité à réguler leurs comportements avec les autres membres de la famille, ce qui réduit les tensions et favorise un climat plus serein à la maison (Perner &amp; Lang, 1999).</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’organisation des tâches domestiques et des devoirs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que les enfants grandissent, on attend souvent d&#8217;eux qu&#8217;ils assument des responsabilités, comme aider aux tâches ménagères ou faire leurs devoirs. Ces activités nécessitent une bonne organisation, de la planification et la capacité à prioriser, qui sont toutes des composantes des fonctions exécutives (Diamond, 2013). Les enfants avec des fonctions exécutives plus faibles peuvent avoir des difficultés dans ces domaines, d&#8217;où l&#8217;importance de stratégies adaptées pour les soutenir, comme la mise en place de routines claires et de rappels visuels.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Développement des fonctions exécutives chez l’enfant : ce qu’il faut retenir</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les fonctions exécutives sont essentielles au bon développement psychologique, cognitif et affectif de l’enfant.</li>



<li>Elles reposent sur 3 composantes de base : l&#8217;inhibition, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive.</li>



<li>Les FE se développent progressivement : elles évoluent au cours de l&#8217;enfance et de l&#8217;adolescence, atteignant leur maturité vers l&#8217;âge de 20-25 ans.</li>



<li>Les FE ont des implications aussi bien à l’école qu’à la maison : elles soutiennent la vie quotidienne en favorisant la gestion des routines, la résolution des conflits et l&#8217;adaptation aux exigences scolaires.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’enseignant ou thérapeute, mieux comprendre ces mécanismes peut grandement contribuer à soutenir les enfants à la maison ou à l’école. Cependant, il est parfois difficile de favoriser un transfert durable des compétences acquises en séance dans les autres environnements de l&#8217;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méthode CPIM (Child-Parent Interregulatory Method) offre des outils concrets pour rendre transférable le développement des fonctions exécutives chez l’enfant, aussi bien à la maison qu&#8217;à l&#8217;école. Si vous êtes enseignant ou thérapeute et que vous souhaitez approfondir cette approche et optimiser vos interventions, nous vous encourageons à découvrir la formation CPIM pour soutenir le développement global de l&#8217;enfant dans tous les contextes de sa vie.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Vers une approche intégrant deux notions apparemment opposées : time out et éducation positive</title>
		<link>https://www.cpimethod.com/approche-integrant-time-out-et-education-positive-methode-cpim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[UPARTNER]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 07:01:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.cpimethod.com/?p=3348</guid>

					<description><![CDATA[La prise en charge de CPIM permet de faire coexister autonomie et cadre dans les méthodes éducatives. Découvrez comment !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong>Introduction&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement dans les méthodes éducatives a été fulgurant depuis l&#8217;avènement des neurosciences. Ces derniers temps, beaucoup de professionnels de santé se positionnent sur les réseaux sociaux par rapport aux différentes méthodes, en particulier autour de l&#8217;éducation positive et du time-out, en prenant parti pour l&#8217;un ou l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains partisans de <strong>l&#8217;éducation positive</strong> qualifient le <strong>time-out de violence éducative ordinaire (VEO)</strong> alors que d&#8217;autres considèrent que les principes de l&#8217;éducation positive exposent à trop de <strong>laxisme</strong> – et donc pas assez de limites – de la part des parents vis-à-vis de leurs enfants. À côté de cette vision manichéenne, il y a ceux qui considèrent que ces deux notions peuvent tout à fait cohabiter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais quelle posture éducative adopter ?&nbsp;</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que les études disent&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les études s’accordent à dire que les pratiques parentales soutenant les limites et le cadre (en d&#8217;autres termes le contrôle positif) sont tout aussi importantes que le soutien à l’autonomie (Distefano&nbsp;&amp; al., 2018). Par <strong>soutien à l&#8217;autonomie</strong>, on entend le fait de guider l&#8217;enfant dans la construction de son autonomie tout en respectant sa personne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le fait de lâcher prise dans le contrôle au quotidien donne à l&#8217;enfant l&#8217;occasion d&#8217;agir de lui-même. Attendre qu’il sollicite de l&#8217;aide avant d’intervenir contribue à soutenir son autonomie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les fonctions exécutives&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La littérature nous dit par ailleurs que les pratiques parentales ont un rôle important dans le développement des <strong>fonctions exécutives (FE) </strong>de l’enfant. Ce sont elles qui permettent en effet de réguler notre comportement, nos émotions, notre cognition (attention, concentration etc.) mais aussi notre autonomie (Anderson, 2002).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se trouve que parmi les FE, le contrôle inhibiteur permet aux enfants de respecter les limites fixées, en jouant le rôle de «&nbsp;stop&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des <strong>parents</strong> cherchent à faire coexister bienveillance et autonomie mais se sentent de plus en plus <strong>perdus</strong> avec une confusion entre les comportements réellement maltraitants et le juste positionnement d’un cadre éducatif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents ont un rôle mais ne savent pas exactement lequel, ils ne connaissent pas les effets concrets de leurs pratiques sur les FE.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que parents, comment trouver la juste quantité entre autonomie et limites? Et en tant que thérapeutes, comment accompagner les parents dans ce juste équilibre ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le défi des thérapeutes&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les apports des neurosciences, les <strong>thérapeutes de l’enfance </strong>sont également démunis pour transmettre ce juste positionnement aux parents, ce qui constitue un véritable défi pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils reçoivent en effet fréquemment en consultation des patients avec des plaintes au niveau comportemental, émotionnel et dans les apprentissages qui sont en lien avec les FE. Or, <strong>ces fonctions sont très sensibles à l&#8217;environnement</strong>, notamment aux pratiques parentales (Gartner et al. 2018). Il est donc possible pour les professionnels d&#8217;agir de manière efficace et brève sur ces sphères si on sait intégrer les parents dans cette démarche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le défi des thérapeutes est de savoir inclure les parents de manière concrète et spécifique aux profils spécifiques de leurs enfants.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.cpimethod.com/wp-content/uploads/2023/11/CPIM-formations-enfants-dys.jpeg" alt="Méthode pour thérapie enfants Dys et TDAH" class="wp-image-835" style="object-fit:cover;width:295px;height:auto" title="Vers une approche intégrant deux notions apparemment opposées : time out et éducation positive 1" srcset="https://www.cpimethod.com/wp-content/uploads/2023/11/CPIM-formations-enfants-dys.jpeg 1024w, https://www.cpimethod.com/wp-content/uploads/2023/11/CPIM-formations-enfants-dys-300x200.jpeg 300w, https://www.cpimethod.com/wp-content/uploads/2023/11/CPIM-formations-enfants-dys-768x512.jpeg 768w, https://www.cpimethod.com/wp-content/uploads/2023/11/CPIM-formations-enfants-dys-600x400.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Vers une approche intégrant deux notions apparemment opposées : time out et éducation positive 2</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le prise en charge de CPIM</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce sens, la prise en charge que nous proposons avec <strong><a href="https://www.cpimethod.com/cpim/" data-type="page" data-id="186">CPIM</a></strong> (Child-Parent Interregulatory Method) permet de répondre à ces défis rencontrés par les parents et les thérapeutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon nos thérapeutes interviewés, CPIM permet de <strong>faire coexister autonomie et cadre. &nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">CPIM est une prise en charge permettant de faire coexister autonomie et cadre dans un bel équilibre.&nbsp; Au regard de la littérature, la juste quantité d’autonomie/liberté (soutien à l’autonomie) et de contrôle/limites (contrôle positif du comportement) participe à stimuler les FE de l’enfant et est donc nécessaire&nbsp; au bon développement de ce dernier d’un point de vue cognitif, comportemental et émotionnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par contre, trop de contrôle ou trop d’autonomie peut être néfaste pour le développement exécutif. Le défi est donc de trouver ce juste milieu pour chaque enfant qui est différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et cela est possible grâce au dispositif expérimental CPIM créé et testé depuis <strong>2012</strong> auprès de familles mexicaines, et depuis <strong>2018</strong> auprès de familles belges, françaises et suisses entre autres. En effet, celui-ci permet d’identifier cette juste quantité d’autonomie/liberté (soutien à l’autonomie) et de contrôle/limites (contrôle positif du comportement) pour ensuite proposer une <strong>prise en charge “sur mesure”</strong> favorisant la coexistence équilibrée de ces deux pratiques parentales. Il devient ainsi possible pour le thérapeute d’agir de manière brève et efficace sur les plaintes au niveau cognitif, comportemental et émotionnel. Par ailleurs, nos thérapeutes observent également un effet positif sur le niveau d’empathie, d’estime et de confiance de l’enfant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, CPIM permet de <strong>s’ajuster finement aux besoins de l&#8217;enfant</strong>, en tenant compte de son point de départ, de ses caractéristiques intrinsèques, de celles de ses parents et de leurs interactions. Les parents sont autant acteurs que leurs enfants dans cette démarche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prise en charge brève, écologique (c’est à dire directement dans l’environnement de l’enfant, sans matériel) et adaptée à chaque famille explique son efficacité et donc les améliorations significatives chez les enfants, tout en ayant une répercussion positive sur l’ambiance familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nous avons interrogé 7 thérapeutes formés à l’approche CPIM </strong>pour savoir ce que cette approche pouvait apporter par rapport à ces notions d’éducation positive et de time-out.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci à Sonia Berthalon, psychopédagogue, Sandra Van Geert, neuropsychologue,, Gaelle Messina, psychologue, Marie Aube Lambert, psychologue, Alice Meyvaert, psychologue, d’avoir répondu à nos questions concernant ce débat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Merci également à Stéphanie Soulié, neuropsychologue pour la rédaction de l’article et à Charline Lemaire, psychologue et psychothérapeute pour sa relecture, toutes deux également interviewées.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sources</strong></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Anderson, P. (2002). Assessment and Development of Executive Function (EF) During Childhood. Child Neuropsychology, 8(2), 71–82.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.1076/chin.8.2.71.8724" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">https://doi.org/10.1076/chin.8.2.71.8724</a></li>



<li>Chevalier, N. (2010). Les fonctions exécutives chez l’enfant: Concepts et développement. Canadian Psychology/Psychologie Canadienne, 51(3), 149–163.</li>



<li>Distefano, R., Galinsky, E., McClelland, M. M., Zelazo, P. D., &amp; Carlson, S. M. (2018). Autonomy supportive parenting and associations with child and parent executive function. Journal of Applied Developmental Psychology, 58, 77–85.</li>



<li>Gärtner, K. A., Vetter, V. C., Schäferling, M., Reuner, G., &amp; Hertel, S. (2018). Training of parental scaffolding in high-socio-economic status families: How do parents of full- and preterm-born toddlers benefit?. British Journal of Educational Psychology, 88(2), 300–322. doi:10.1111/bjep.12218</li>



<li>Grolnick&nbsp;et al. (1997) Predictors of Parent Involvement in Children&#8217;s Schooling September 1997<a href="https://www.researchgate.net/journal/Journal-of-Educational-Psychology-1939-2176" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">Journal of Educational Psychology</a>&nbsp;89(3):538-548 DOI:<a href="http://dx.doi.org/10.1037/0022-0663.89.3.538" target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow">10.1037/0022-0663.89.3.538</a></li>



<li>Kolb, B., Mychasiuk, R., Muhammad, A., Li, Y., Frost, D. O., &amp; Gibb, R. (2012). Experience and the developing prefrontal cortex. Proceedings of the National Academy of Sciences 109, 17186-17193.</li>
</ul>
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